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Composée du bourg Saint-Sauveur et de la Cité Comtale, c'est la partie la plus ancienne du centre d'Aix.
| La vieille ville |
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Le Bourg Saint Sauveur occupe l'emplacement de l'ancienne ville romaine. Il s'étend de la cathédrale à la Tour de l'Horloge (Hôtel de Ville). Quelques ruelles ont conservé des noms évocateurs, comme la rue Esquicho-coudo, étroit passage hérité du Moyen-Age. Les vestiges des anciens remparts médiévaux sont également visibles, tout en haut de la rue Gaston de Saporta, (rue J. de la Roque à gauche).
Face à la cathédrale, sur la Place de l'Université, l'ancienne faculté de droit (1409) a cédé la place à l'Institut d'Etudes Politiques. Le palais de l'Université, reconstruit par Georges Vallon en 1734, y affirme orgueilleusement sa fonction officielle.
Selon la légende la Cathédrale Saint-Sauveur fut édifiée
sur un temple d'Apollon. Elle a évolué entre le Ve et le XVIIIe
siècle.
Cette variété architecturale se lit d'emblée sur sa façade
: à droite, au Sud, le portail roman du XIIe jouxte un mur romain, tandis
qu'à gauche, au Nord, le vaste portail gothique richement sculpté du
XVe et du XVIe siècle est surmonté au nord d'un clocher érigé entre
1323 et 1425. A l'intérieur, elle unit trois nefs de styles différents
(roman, gothique et baroque) que flanque le baptistère.
Le Baptistère s'appuie
sur des éléments du Ve siècle de forme octogonale. Sa cuve
centrale rappelle l'ancienne pratique du baptême par immersion.
En traversant le choeur,
on pénètre dans le Cloître. Edifié à la
fin du XIIe siècle, il respire la tranquillité et l'élégance.
De petite dimension, couvert de galeries charpentées, la décoration
abondante et variée des piliers s'inspire des registres animal, végétal
ou fantastique et de symboles évangélistes.
Les Trésors
cachés de la Cathédrale: chef
d'oeuvre de la peinture française, le triptyque du "Buisson Ardent" fut
peint vers 1476 pour le Roi René par Nicolas Froment. Sur les panneaux
latéraux figurent les donateurs en prière: à droite Jeanne
de Laval, à gauche le Roi René en habit de chanoine est entouré de
saints dont Marie Madeleine, patronne de la Provence. Les vantaux du portail
ont été sculptés en coeur de noyer par Jean Guiramand au
début du XVIe siècle. Cette oeuvre délicate, étonnamment
préservée est un plaisir pour les yeux.
L'Archevêché. Jouxtant la cathédrale, l'ancien
palais des archevêques d'Aix en Provence ferme la place dégagée
au milieu du XVIIIe siècle, (actuellement place des Martyrs de la Résistance).
Forts de leur pouvoir ecclésiastique et politique, ces princes de l'Eglise
se devaient d'avoir une résidence digne de leur rang. Les bâtiments
actuels ont été construits entre 1650 et 1730, et le portail est
attribué au sculpteur Toro. Au premier étage se trouve le Musée
des Tapisseries. Depuis 1948, la cour de l'archevêché sert d'écrin
aux principales manifestations du Festival d'Art Lyrique pendant le mois de juillet.
La Cité Comtale. Passé le beffroi, vous voici dans l'ancienne cité comtale. La cité épiscopale et la cité des comtes ont été en effet séparées par des remparts au Moyen Age. Aujourd'hui piétonnes et très commerçantes, les rues incitent à la flânerie.
La Tour de l'Horloge. Ancien beffroi de la ville et symbole du pouvoir communal, la tour enjambe la rue sur des bases romaines. Surélevée en 1510, elle abrite une horloge astronomique (1661) dont on peut toujours voir les quatre statues en bois. Symbolisant les saisons, elles défilent à tour de rôle. Sur la place, créée au XVIIIe siècle, la fontaine sculptée par Chastel est surmontée d'une colonne romaine en son milieu.
La Rue Gaston de Saporta. Ancienne voie antique, aujourd'hui
rue semi-piétonnière très animée, elle réunit
quatre superbes hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles.
Au n°23, l'Hôtel Maynier d'Oppède appartenait à une
célèbre famille de parlementaires. Rebâti en 1730 par l'architecte
Georges Vallon et le sculpteur Chastel, c'est aujourd'hui "l'Institut d'Etudes
Françaises pour étudiants étrangers". Sa cour sert
de cadre
aux concerts donnés au mois de juin et juillet.
Au n°21, l'Hôtel Boyer de Fonscolombe présente une façade élégante datant
de 1757. A l'intérieur, il offre un beau décor de plafonds peints et gypseries.
Au n°19, l'Hôtel de Châteaurenard, fut bâti en 1650. Célèbre pour avoir hébergé Louis XIV lors de sa visite en Provence en 1660, il possède un magnifique escalier, peint en trompe l'oeil par Jean Daret.
Au n° 17, l'Hôtel d'Estienne de Saint Jean est l'un
des plus beaux
de la fin du XVIIe siècle. Sa façade, dotée de hauts pilastres
est l'oeuvre de l'architecte aixois Laurent Vallon. La porte finement sculptée
ouvre sur un vestibule et un escalier à la belle rampe en fer forgé.
Les salons, qui ont conservé une partie des décors du XVIIe siècle,
abritent depuis 1930 le Musée du Vieil Aix où sont exposés
de nombreux témoignages du passé aixois.
L'Hôtel de Ville Installé depuis le XIVe siècle au pied de la tour, l'Hôtel de Ville à la façade italienne fut construite entre 1655 et 1678 par Pierre Pavillon. Entre la grille et l'escalier d'honneur à double révolution, la cour intérieure permet d'embrasser la parfaite harmonie du bâtiment.
La Halle aux grains, confié aux architectes Vallon,
ce
bâtiment du XVIIIe rappelle l'importance du commerce du blé à cette époque.
La façade nord est couronnée d'un fronton allégorique dû à Chastel,
représentant les deux éléments de la prospérité agricole
en Provence : le Rhône et la Durance. La partie Sud qui donne sur la place
Richelme est riche de motifs décoratifs liés à la fonction
de l'édifice : fruits, céréales, Olives.
En descendant vers la place d'Albertas, l'hôtel d'Arbaud
(1670) dans la rue Maréchal Foch offre aux visiteurs la vision de sa porte
soutenue par deux atlantes, thème souvent repris dans la décoration
aixoise des XVIIe et XVIIIe siècles. Plus bas, au n° 13 de la rue
Aude,
le décor à bossages de l'Hôtel de Peyronetti (1625) semble
sortir tout droit d'un palais de la Renaissance italienne.
La place et l'hôtel d'Albertas, lieu magique,
la place est née en 1745 de la volonté du marquis Jean Baptiste
d'Albertas qui fit démolir les maisons face à son hôtel.
Cette grande famille d'Aix menait à l'époque une vie fastueuse.
L'hôtel très vaste, remanié en 1724, et la place au décor
rococo sont l'oeuvre des Vallon (père et fils) qui s'inspirèrent
de la mode des places royales parisiennes. Au centre, la fontaine avec sa vasque
en fonte date de 1912.
A quelques pas s'élève l'Hôtel Boyer d'Eguilles (1672) et son imposante façade baroque. Construit en pierre de Bibémus, dont les carrières se trouvent près de la Montagne Sainte Victoire, il abrite au premier étage le muséum d'histoire naturelle. Dans la perspective de la rue Espariat se détache l'un des plus gracieux campaniles en fer forgé du XVIIe siècle, celui du clocher des Augustins. Juste en face, l'Eglise du Saint Esprit, où l'on célébra le mariage de Mirabeau avec Mlle de Marignane, fut reconstruite par les Vallon de 1706 à 1728.
Le Palais de Justice, après avoir abrité les souverains
de Provence, le Parlement et la cour des Comptes, l'ancien palais sera démoli à la
fin du XVIIIe siècle, en même temps que le quartier environnant.
Sur son emplacement, l'architecte Ledoux conçut un nouveau palais que
la Révolution empêche de réaliser. Penchaud construit entre
1825 et 1832 le Palais de Justice et la prison sur les fondations de Ledoux.
A l'intérieur, la salle des "pas perdus" aux élégantes colonnades
baigne dans la lumière tamisée de sa grande verrière. Transformée
en 1998, l'ancienne prison fait partie intégrante du nouveau pôle
judiciaire et abrite désormais la Cour d'Appel, actuel Palais Monclar.
Devant le palais s'étend la place des Prêcheurs, ouverte au XVe
siècle par le Roi René. Centre de la vie publique et mondaine avant
la création du Cours Mirabeau, elle accueille aujourd'hui le grand marché et
la brocante.
L'église de la Madeleine. L'ancien couvent des Prêcheurs
(dominicains) installé dès 1274, fut entièrement reconstruit
de 1691 à 1703. Derrière sa façade du XIXe siècle,
cette église-musée recèle de nombreuses oeuvres d'artistes
ayant vécu à Aix, dont l'exceptionnel Retable de l'Annonciation
datant de 1444. A partir de la place des Prêcheurs, il est possible de
rejoindre
le Cours Mirabeau soit par le passage Agard, soit par la rue Thiers.
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