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Le cours Mirabeau et ses fontaines

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Place - Cours

Long de 440 mètres et large de 42 mètres, le cours Mirabeau constitue le trait d'union entre le quartier Mazarin au sud, et la vieille ville commerçante au Nord. Il est aujourd'hui l'un des lieux les plus fréquentés et animés d'Aix en Provence. Grâce à ses platanes, ses fontaines, ses cafés, le cours reste pour les touristes comme pour les aixois, incontournable.

Le cours Mirabeau est né avec l'agrandissement de la ville ordonné au XVIIe siècle par l'archevêque Mazarin et à la volonté de propriétaires bourgeois qui réclament une promenade pour carrosses et piétons.

Ouvert à la place des anciens remparts, les plus grandes familles de la noblesse ont tenu à faire construire d'élégantes résidences montrant, parfois avec ostentation, leur réussite.

Au numéro 4, l'hôtel de Villars, du nom du gouverneur de Provence a été construit en 1710. Sa façade possède une belle entrée encadrée par quatre colonnes à chapiteaux doriques

L'hôtel Isoard de Vauvenargues, au numéro 10, est bâti vers 1710. Derrière sa façade sobre se cache un riche décor avec une rampe d'escalier en ferronnerie de la fin du XVIIe siècle.

Au numéro 20, l'hôtel de Forbin est l'un des plus vastes du cours. Construit en 1656 avec la pierre aixoise des carrières de Bibemus, il est bâti sur les plans de Pierre Pavillon. Sa beauté vient de la simplicité et de la symétrie de l'ordonnance. Cela lui valut de recevoir des hôtes de marque : les ducs de Bourgogne et de Berry, petits fils de Louis XIV, Pauline Borghèse, soeur de Napoléon...

La magnificence de l'hôtel Maurel-de-Pontevés, au numéro 38, dit aussi hôtel d'Espagnet, est à l'image de l'ascension sociale de son propriétaire, Pierre Maurel. Ancien commerçant en draps anobli, son hôtel fut l'un des premiers construits au quartier Mazarin à partir de 1647.

Le balcon porté par des atlantes est le symbole de l'art baroque aixois.

L'hôtel d'Arbaud-Jouques du numéro 19, construit vers 1700, est l'un des plus beaux du cours, grâce à sa façade entièrement en pierre de taille et sa porte d'entrée, probablement la plus ornée d'Aix.

Au 53 bis, le Café des Deux Garçons sur l'emplacement de l'hôtel de Gantès est une institution aixoise depuis le début du XIXe siècle, fréquenté notamment par Cézanne.

A coté du passage Agard, au numéro 55, se trouve la maison d'enfance de Paul Cézanne.

Tout au long du Cours Mirabeau s'élèvent quatre fontaines.

La plus imposante est sans doute la fontaine de la Rotonde. Son édification, en 1860, marqua un tournant : non seulement ses dimensions sont exceptionnelles pour la cité, mais c'est aussi la première à avoir une vasque en fonte.

Les trois statues qui ornent la fontaine rappellent les activités principales de la ville : Justice (orientées vers le cours Mirabeau), Agriculture (vers Marseille) et Beaux-Arts (vers Avignon). La fontaine marquait symboliquement l'entrée de la ville moderne, sans rempart ni porte, ouverte au monde. Depuis, Aix a grandi et la Grande Fontaine est au coeur de la Ville.

Construit en 1691 par Laurent Vallon, la fontaine des Neufs Canons remplace une fontaine abreuvoir où venaient se désaltérer les troupeaux en transhumance avant la création du Cours Mirabeau. Son eau était utilisée par les par les religieuses de St Ursule (Lycée Mignet) puis par les Bénédictines. La végétation qui l'envahit peut à peu laisse difficilement reconnaître les sculptures. Cependant, elle fut classée en 1929.

Plus haut, la fontaine d'Eau Chaude, dite Moussue à cause de l'épaisse mousse qui la recouvre, est celle d'où coule une eau à 18 degrés en provenance de la source des Bagniers. Ce fut la première fontaine construite sur le Cours et elle reste la seule alimentée par l'eau des thermes.

En haut du Cours Mirabeau trône la fontaine du Roi René, dessinée en 1819 par Pierre-Henri Revoil. La statue qui l'orne est une oeuvre de David d'Angers. Elle représente le bon Roi René, portant sur sa tête la couronne des Comtes de Provence, dans ses mains le sceptre et le raisin muscat qu'il introduisit en Provence et à ses pieds des livres (comme protecteur des arts et lettres)

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